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12 ans de partenariat pour l’E.S.A et la ville de Brunoy

Agréée association éducative complémentaire de l’enseignement public, l’Entraide Scolaire Amicale a à cœur de travailler dans une logique de collaboration avec les institutions et les acteurs socio-éducatifs. C’est le cas notamment avec la ville de Brunoy où un partenariat a été mis en place entre l’E.S.A et le Programme de Réussite Éducative.

 

 

“À ce jour, la Ville de Brunoy, et plus précisément le service de la Politique de la Ville, a su tisser un réel partenariat avec des associations présentes sur le territoire.

C’est ainsi que depuis 2007, un partenariat a été mis en place entre l’association Entraide Scolaire Amicale et le Programme de la Réussite Éducative (PRE). En effet, dix-huit jeunes du dispositif bénéficient d’un accompagnement individuel à domicile tout au long de la période scolaire afin de les aider dans leur scolarité et de les amener vers leur choix d’orientation.

Cette collaboration entre dans sa douzième année consécutive. L’association est donc un partenaire privilégié du dispositif PRE.

En effet, celui-ci répond totalement aux attentes du dispositif à savoir aider des enfants défavorisés, en difficultés scolaires, de manière individualisée en aidant l’enfant à s’épanouir dans son travail. Pour l’association comme pour le dispositif PRE, la famille est importante et doit faire partie intégrante, du travail mis en place autour de l’enfant.

Grâce aux suivis individuels des jeunes et aux retours des partenaires lors des réunions d’Équipe Pluridisciplinaires de Soutien, l’équipe du Programme de la Réussite Éducative connaît la richesse et les bénéfices que les jeunes peuvent tirer de cet accompagnement. C’est pour cela qu’elle réitère son engagement mutuel depuis maintenant plus de douze ans.”

Madame Goutier, coordinatrice à la Réussite Éducative de Brunoy


Espérance & Charlotte : portraits croisés de deux bénévoles

Espérance et Charlotte sont deux bénévoles parisiennes. Leur particularité ? Elles sont encore mineures et pourtant cela ne les empêche pas d’accompagner chaque semaine un élève de l’E.S.A.

Découvrez ce qui a motivé leur engagement !

 

 

Témoignage d’Espérance

Espérance et son élève Issa (c)DR
Espérance et son élève Issa (c)DR

“Je m’appelle Espérance et j’ai 17 ans. Cette année, j’ai décidé de faire du bénévolat car je voulais me sentir plus utile dans la société. Je fais souvent des babysitting et j’aime beaucoup travailler avec des enfants. Étant en classe de Terminale, je me suis dit que la meilleure solution était de donner des cours de soutien scolaire. J’ai connu l’Entraide Scolaire Amicale grâce à une de mes amies qui fait partie de cette association.

Depuis 4 mois, je donne des cours de soutien à Issa une fois par semaine chez lui. Issa est en CE2 et a des difficultés à lire. Tous les mercredis, nous travaillons sur la prononciation des lettres et des sons afin de faciliter la lecture. Nous faisons beaucoup d’exercices et nous lisons des livres. Nous lisons environ un chapitre par semaine et donc chaque semaine, il est impatient de continuer le livre.  En 4 mois, je vois déjà de très gros progrès. Donnant des cours chez lui, je suis en contact avec sa famille ce qui me permet de faire part d’éventuelles remarques à ses parents afin de l’aider à progresser pendant la semaine.  Malgré la difficulté, je vois qu’à la fin de chaque séance, il est content d’avoir lu et progressé. De plus, il est drôle et très curieux sur la vie et pose beaucoup de questions donc je passe un très bon moment. C’est une source de bonheur dans ma semaine lorsque je vois tous les progrès qu’il fait et à quel point il est fier.”

 

Témoignage  de Charlotte

Charlotte et Aminata (c)DR

“Je m’appelle Charlotte, j’ai 17 ans. Je suis lycéenne et bénévole une fois par semaine dans l’association Entraide Scolaire Amicale (E.S.A) depuis un an et demi. J’ai trouvé cette association en cherchant sur internet. L’E.S.A m’a tout de suite intéressée car elle offre la possibilité de développer une véritable relation avec un enfant.

Je me rends tous les samedi matin au domicile d’Aminata, élève de sixième, pour l’aider à faire ses devoirs et lui apporter un soutien pour combler ses lacunes. Le suivi individuel de l’enfant entraîne le développement de la relation professeur-élève, qui permet à l’élève en difficulté de se sentir plus en confiance pour poser ses questions. De plus, cela permet de rendre le cours plus agréable. Je m’entends moi-même très bien avec Aminata, nous passons de très bons moments tout en travaillant. Le suivi individuel se déroule toujours au domicile de l’enfant, cela permet de prendre contact de manière plus approfondie avec la famille pour les aider à comprendre les enjeux de l’école. Par ailleurs, l’année dernière j’ai eu la chance de pouvoir accompagner, en tant que bénévole, des jeunes enfants à l’aquarium de Paris. Ils étaient tous très heureux de cette sortie qui leur a permis une ouverture sur leur quotidien. 
Cette année, j’ai décidé de parler de mon engagement dans l’association autour de moi au lycée. Quelques-uns de mes camarades de classe ont été intéressés par l’association qui leur a beaucoup plu. Un mois plus tard, ils s’y sont engagés! 
Aujourd’hui, l’éducation est primordiale pour le développement personnel d’un enfant ainsi que pour la construction de sa vie future.
Donnez de votre temps, engagez-vous. C’est très simple, il vous suffit de contacter l’antenne à proximité de votre lieu de vie. L’association vous mettra en contact avec un enfant en difficulté scolaire dans votre quartier.
J’ajoute, en me tournant plus particulièrement vers les jeunes de mon âge, que faire du bénévolat avant 18 ans est possible et facile, il vous suffit seulement d’une autorisation parentale !
Si vous êtes déjà bénévole parlez-en autour de vous ! “

 


Témoignage : la belle réussite de Djenebou !

Djenebou et Denis, binôme de l'antenne d'Orléans

L’E.S.A a recueilli le témoignage de Djenebou, accompagnée par Denis pendant quatre ans, elle est maintenant titulaire d’un BAC Pro. Un grand bravo à elle pour son sérieux et sa ténacité et merci à Denis pour son investissement bénévole auprès de son élève. 

“Les années que j’ai passées avec l’E S.A se sont terminées par une belle réussite.

En effet, pendant ces 4 ans j’ai pu apprendre, à mon rythme avec Denis qui m’a beaucoup aidée pendant ma scolarité, car j’ai obtenu consécutivement mon brevet, mon BEP et mon Bac Pro « Accompagnement soins et services à la personne ».

Je conseille l’aide de l’E.S.A. aux gens qui ont des difficultés dans leur parcours scolaire car ça va les aider à progresser à leur rythme et c’est enrichissant, notamment pour les personnes d’origine étrangère qui ne parlent pas français chez eux.

Actuellement, je suis en formation d’aide-soignante à l’Institut de formation paramédicale et l’année prochaine, j’envisage de suivre la formation d’auxiliaire de puériculture, sur deux ans. Je peux donc me préparer à faire le métier que j’ai choisi.

Pour finir, je remercie l’E.S.A. pour son aide, son soutien, ses conseils et encouragements, principalement Denis, qui a cru en moi parce que je voulais réussir.

Je ne vais jamais oublier ce parcours car ça été une belle réussite.

Encore merci pour tout.”


Témoignage d’une famille accompagnée à Nantes

enfants accompagnés par l'E.S.A

Ibrahim et Malak sont arrivés en France en avril 2017. Ils ont 4 enfants, dont 3 accompagnés par l’E.S.A : Aïsha (11 ans), Amina (8 ans) et Fatma (7 ans). Toute la famille a témoigné sur la relation qu’ils entretiennent depuis un an avec les bénévoles de l’E.S.A qu’ils ont connue grâce aux travailleurs sociaux de l’association Aurore qui les ont accompagnés à leur arrivée. Malgré quelques difficultés de compréhension, l’entretien s’est fait dans la bonne humeur et en riant beaucoup. Les enfants nous ont beaucoup aidés à nous comprendre, les parents et moi, en traduisant dans les deux langues.

 

Pauline (volontaire civique à l’E.S.A) : Comment cela se passe-t-il avec les bénévoles ?

Ibrahim : ça se passe bien. C’est vraiment bien pour les enfants, ils sont très contents. A la sortie de fin d’année, on a pu jouer tous ensemble, c’était bien.

Fatma : On parle mieux français ! Papa et maman parlent parfois avec la bénévole qui vient à la maison, ça les aide à progresser.

Aïsha : Ma bénévole, elle est très gentille. Elle va doucement avec moi. Elle a apporté un cadeau pour mon anniversaire : un coloriage et parfum. Et sa fille, elle m’a même offert un scoubidou.

action d'ouverture au monde E.S.A

Pauline : Qu’est-ce que vous faites avec les bénévoles ?

Aïsha : Je travaille le français, je fais des coloriages magiques. Regarde, on a travaillé tout ça (elle me montre un cahier).

Amina : les plus, les moins et les fois.

Fatma : Avec mon maître, en maths : les plus et les moins et les coloriages magiques !

 

Après ces quelques questions, le petit frère, Abdullah, est venu me montrer la vidéo de sa grande sœur Aïsha à son spectacle de danse pour la sortie de fin d’année de l’école. C’est une famille très chaleureuse. Un vrai bonheur pour les bénévoles qui accompagnent des enfants qui ont autant envie d’apprendre.

Merci à eux de nous donner autant le sourire ! Merci à Malak pour son thé à la menthe fabuleux et à Ibrahim pour les basboussas (petit gâteau à la noix de coco, spécialité véritablement délicieuse) !

 


L’antenne d’Avignon, un an après son ouverture

Richard Brosseron, co-responsable de l'antenne d'Avignon et Gérard Lefebvre, un bénévole au forum des associations d'Avignon (c) D.R.

Sarah Mougnaud est co-responsable de l’antenne d’Avignon ouverte depuis maintenant un an. Retour sur une belle aventure qui n’a pas a été de tout repos !

E.S.A : Votre parcours en quelques lignes ?

Sarah : J’ai grandi en région parisienne, en Seine-Saint-Denis, puis j’ai fait mes études de chimie à Paris. Je suis descendue dans le sud, à Avignon, pour ma thèse qui s’est déroulée au CEA pendant 3 ans. Mon doctorat en poche, j’ai trouvé du travail au même endroit, dans le secteur du nucléaire, et j’ai eu envie de m’investir dans un projet de solidarité.


Depuis combien de temps connaissez-vous l’E.S.A ?

Pendant ma thèse il y a 3 ans, j’avais eu envie de faire du soutien scolaire bénévole et j’étais tombée à plusieurs reprises sur le site de l’E.S.A, mais qui ne proposait pas de soutien à Avignon.


Comment vous est venu le projet d’ouvrir une antenne à Avignon ?

J’avais initialement envie de m’investir dans du soutien scolaire bénévole pour donner des cours moi-même, mais je ne trouvais pas d’association qui propose cela et qui soit compatible avec mon activité professionnelle. J’ai contacté l’E.S.A pour savoir s’ils n’avaient pas de structure à Avignon. Comme j’avais un peu de temps, et que les valeurs et le principe de fonctionnement de l’E.S.A me plaisaient beaucoup, j’ai proposé au responsable du secteur Grand Sud de créer cette antenne. J’ai mené ce projet avec un ami doctorant, Fabien Pacaud, qui a aujourd’hui quitté l’antenne pour des raisons professionnelles, Richard Brosseron a pris le relais.


Quelles ont été les difficultés rencontrées au début ? Comment y avez-vous fait face ?

N’ayant pas grandi à Avignon, je ne connaissais pas bien les écoles, les collèges, les lycées, le tissu associatif des différents quartiers. J’ai passé un peu de temps à me renseigner. Les relations avec les partenaires se sont tissées au fil de l’année, via les enfants et leur famille notamment. Au départ, mon réseau s’appuyait essentiellement sur les doctorants du CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives), nous avons donc commencé comme cela pour créer l’antenne. Par la suite, nous avons été contactés via France Bénévolat ou le site de l’E.S.A.

L’autre difficulté était de recruter des bénévoles au début de l’antenne sans que celle-ci existe déjà, il fallait expliquer le fonctionnement alors que nous ne l’avions pas encore expérimenté. Mais le soutien de l’antenne de Marseille nous a beaucoup aidés pour nous imprégner des principes de l’E.S.A, et la formation « co-responsable » a également permis de bien intégrer les valeurs et le discours à partager.


Quel bilan faites-vous de cette aventure aujourd’hui ?

Je pense qu’il y avait un réel besoin du point de vue des familles, car beaucoup de centres sont complets et les assistantes sociales me disent que dans certains cas un accompagnement individualisé est vraiment important. Il y avait également une attente côté bénévoles, de gens qui ne trouvaient pas d’association pour s’investir dans du soutien scolaire individuel. Cette première année a été l’occasion de belles rencontres avec les parents, les enfants et les bénévoles, et j’espère pouvoir continuer et répondre au besoin de plus d’enfants l’année prochaine !


Sarah Mougnaud, co-responsable de l'antenne de l'Entraide Scolaire Amicale d'Avignon
Sarah Mougnaud, co-responsable de l’antenne de l’Entraide Scolaire Amicale d’Avignon
(c) D.R.

Si vous deviez donner un conseil à quelqu’un qui souhaite devenir responsable d’antenne quel serait-il ?

Pour animer une antenne, je pense qu’il faut s’appuyer sur un bon réseau ou quelques personnes très motivées afin de ne pas gérer seul toutes les décisions et les actions à faire. Si je n’avais pas eu les quelques doctorants avec qui j’ai commencé l’aventure, cela aurait été très compliqué ! Ensuite, je dirais qu’il faut être sérieux et impliqué, mais ne pas se laisser déborder par la pression que l’on se met soi-même : quand j’avais l’impression que ça m’arrivait, je prenais du recul et me disais que même si à la fin de l’année nous n’avions aidé que quelques enfants, ça en valait déjà la peine ! On ne pourra jamais répondre aux demandes de toutes les familles mais ce que l’on fait est important et visiblement apprécié. Enfin, l’appui des responsables de l’antenne de Marseille a été essentiel, ils étaient très disponibles pour répondre à nos interrogations : il ne faut pas hésiter à se servir du réseau de l’E.S.A et de l’expérience de ses responsables quand on commence !