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Témoignage de Benoît

J’ai eu le plaisir d’intégrer l’Entraide Scolaire Amicale en février 2016. J’ai découvert l’association au travers d’une recherche internet dans le but de répondre à mon souhait d’aider et de me sentir utile à mon petit niveau.

Quand j’étais étudiant, j’avais aidé plusieurs lycéens en les suivant entre la seconde et la terminale. A cette époque, je faisais cela pour me faire un peu d’argent en parallèle des cours. Lors de ma dernière année d’études, j’ai accompagné deux lycéennes pour les préparer au baccalauréat. Je les ai soutenues jusqu’au dernier jour pour qu’elles ne perdent pas confiance.

A ce moment précis, j’ai pris conscience qu’au-delà de l’aspect pécuniaire, j’avais éprouvé du plaisir et  beaucoup de satisfaction à voir ces élèves réussir, en partie grâce à mon soutien.

Lors d’un séjour au Canada où le bénévolat est plus développé, j’ai découvert qu’un investissement personnel, même minime, dans l’associatif, pouvait avoir un grand impact sur la personne accompagnée et sur l’aidant.

Depuis, j’ai accompagné deux lycéens dans le cadre de l’E.S.A à Nantes.

Actuellement, j’aide Can qui est en seconde professionnelle. Le soutien se fait à son domicile pendant 1h à 2h chaque semaine en fonction des problèmes rencontrés. Je l’accompagne principalement en mathématiques et pour les matières scientifiques. Je prête néanmoins attention au rapport de stage et j’essaye d’échanger sur l’ensemble des matières pour voir si Can a d’autres difficultés dont je n’aurais pas conscience. Ce suivi lui permet d’approfondir des points vus en cours, mais surtout lui donne confiance dans sa compréhension du cours.

Aider une personne qui en a besoin apporte une certaine satisfaction. J’ai l’impression de ne pas vivre juste pour moi, mon boulot, ma famille, mes amis, mais également pour aider une personne qui m’était inconnue et aux cotés de laquelle aujourd’hui je m’investis pour son avenir.  En discutant avec Can ou sa famille, j’apprends sur leur vie et je m’ouvre à des milieux sociaux que je connaissais pas.

Je conseille à toute personne voulant donner un peu de son temps de s’investir dans l’éducation. Pour moi, l’éducation et l’entraide sont la base d’une société paisible et ouverte.


Visite au musée de l’armée

Pourquoi Sabrina, élève de 3e, et Marie, bénévole accompagnant ont-elles choisi d’aller au musée de l’armée ? 

Sabrina : Depuis septembre dernier et grâce à l’Entraide Scolaire Amicale, Marie m’apporte une aide, en français principalement mais aussi dans les matières littéraires. Ces derniers mois, nos séances de travail portent plus particulièrement sur la préparation du brevet des collèges. 

C’est pourquoi, afin d’approfondir le cours d’histoire-géographie sur les première et seconde guerres mondiales, nous sommes allées deux fois au musée de l’armée, chacune des sorties étant consacrées à une des guerres.

Ces visites m’ont permis de prendre conscience du contexte mondial de ces conflits et de mieux appréhender le déroulement des événements. 

Marie : De mon point de vue, ces sorties nous ont permis d’aborder de manière différente cette partie du programme de révision du brevet.

L’intérêt que Sabrina a manifesté au travers de ses nombreuses questions m’a procuré la satisfaction de sorties réussies. 

 


Les Subsistances à Lyon

Sur les Quais de Saône, éloigné de l’agitation de la ville, un magnifique bâtiment historique se dresse devant nous. C’est parti pour une visite guidée des lieux !

D’un couvent du XVIIe siècle à un campement militaire pour devenir aujourd’hui un lieu de production et de vie artistiques, nous avons traversé les époques et appris un peu plus sur notre ville.
Au terme de notre visite, nous avons pu profiter du soleil et boire un jus de fruit frais sur la terrasse du site.

 

 

Nous sommes retournés aux Subsistances 15 jours après pour assister à notre premier spectacle de cirque insolite. Funambules, voltigeurs se sont lancés, projetés et rattrapés, nous donnant quelques frayeurs. C’était très amusant et surtout très impressionnant !

 

Nous étions le 1er Avril et des ateliers créatifs étaient au rendez-vous. Le but était de choisir une tête, un corps, des pieds, les assembler, les colorier, et les afficher comme de vrais artistes !

 

 

Prochain rendez-vous, l’atelier cirque !


Atelier pédagogique dans le 94

Une rencontre très positive :

9 bénévoles des antennes de Créteil, Nogent le Perreux et Saint-Maur, se sont retrouvés le 18 mars pour un partage d’expérience  avec Farez, intervenant psycho éducatif auprès d’enfants en difficulté et bénévole à Créteil.

Des constats communs : manque de motivation, difficulté chronique à se concentrer, lenteur parfois exaspérante …

Des techniques alternatives  simples fonctionnent très bien avec des enfants sans troubles neurologiques.

La méthode positive

L’objectif est de mettre l’enfant en état de réussite. Il faut travailler sur le comportement pour provoquer l’attitude attendue chez lui  et réitérer si cela fonctionne.

Le mot clé est « renforcement ».  Nous devons être « renforçant » pour que les enfants progressent. Comment faire pour le devenir ?

Bien connaître l’enfant et ses centres d’intérêt permet de savoir ce qui pourrait le motiver et de mettre en place  des stratégies pour le faire avancer.

Le système dit de la « carotte » fonctionne sur l’apprentissage immédiat. C’est ce qui représente un intérêt suffisant pour que le jeune fasse l’effort (sport, travaux manuels, autocollants….).

En rendant l’enfant le plus créatif possible, on lui prouve que lui aussi  a des compétences et cela le rend plus sûr de lui.

L’enfant doit voir en nous quelqu’un qui lui veut du bien et qui  représente une rupture avec l’école, à la fois dans la posture et dans l’approche pédagogique. L’apprentissage est indispensable et l’erreur ne doit pas être un blocage pour l’enfant si on désire le motiver.

L’apprentissage sans erreur

Farez parle de « sa grande amie l’ardoise ». Grâce à elle, on ne barre pas un mot ou un résultat, ce qui peut être violent pour l’enfant qui fait un effort. On efface simplement ce qui est à corriger et on laisse ce qui est juste.
 
Attention au « non ! » qui peut être castrateur. Le stylo rouge peut être un facteur de blocage car la faute est mise en avant.

Les enfants sont visuels. Soyons vigilants à ne pas inverser les rôles (par exemple leur faire corriger les  fautes que nous aurions faites dans un texte qu’ils nous auraient dicté). Ils risquent de ne se souvenir que des fautes.

Devant une erreur, l’encouragement est important : « Ce n’est pas grave. On recommencera  et je t’aiderai si nécessaire».

L’augmentation de l’aide

Si l’enfant fait une erreur, il faut l’aider à trouver, ou lui donner les moyens de trouver. Nous ne sommes pas là pour accroître la difficulté mais pour augmenter l’aide.

Même si le premier marqueur de la mémorisation est l’écriture, il  est important de donner du sens à l’abstraction pour les 7 à 9 ans. Certains enfants apprennent mieux par l’image. Une solution : l’éveil  multi-sensoriel (toucher, découper, coller, manipuler, dessiner…).

L’apprentissage dans le loisir est un atout majeur.

L’aider à développer son esprit critique va renforcer les capacités de l’enfant (par exemple ne pas prendre pour vérité tout ce qu’on trouve sur internet).
 
Les bénévoles qui ont eu la chance de participer à cette rencontre ont été unanimes.
C’était passionnant et très riche en informations  d’abord par la qualité de l’intervenant mais aussi par le déroulement de la séance qui a permis des échanges entre les participants (retours d’expérience, difficultés, « trucs »).

Farez a su être concret en donnant des indications précises sur ce qui se passe chez un enfant à tel ou tel âge par rapport à l’apprentissage et sur la relation adulte aidant /enfant ou adolescent.


Conférence orientation à Courbevoie

L’E.S.A, en tant que partenaire de l’Education Nationale, a pour mission de sensibiliser ses bénévoles à l’orientation des jeunes. L’antenne de Courbevoie a donc organisé une conférence-débat, samedi 22 avril dernier, animé par Natalie Riallant et Eric Coulon, co-responsables de l’antenne.

Leur exposé sur l’orientation des jeunes de 15 à 25 ans a mis en évidence trois thèmes de réflexion :

Quels sont les comportements et les attentes de cette génération X et Y, parfois mal comprise par son entourage ?

Les générations Y pour « why » et Z pour zapping , sont les enfants des X. Leurs caractéristiques réciproques?

– stabilité, continuité et relations verticales, hiérarchiques chez les parents X , contre liberté, flexibilité et relations horizontales, collaboratives pour les jeunes Y et Z.

– plan de carrière pour les parents X, contre une suite d’expériences diverses devant donner du sens et réorientation permanente pour les jeunes Y et Z.

 

Les processus d’orientation et les nouveaux outils liés au numérique

Les sources d’information sont riches et nombreuses. Citons :

les documents édités par l’Education Nationale
les sites, en particulier sur les Filières métiers
d’autres canaux tels que des documentaires, des tutoriels Youtube, des Mooc …grâce auxquels ils seront « étudiants pour toujours ».

Une nouvelle méthode pour les aider à être acteurs de leur vie : le coaching scolaire

Entre la 3eme et les études supérieures, il y a 4 millions de jeunes à orienter ou réorienter tous les ans.

Le coaching d’orientation est un des thèmes du coaching scolaire. Il consiste à accompagner un jeune dans son orientation par une démarche structurée, et à construire son projet professionnel, étape par étape :

Définition de l’objectif du coaching, connaissance de soi (valeurs, qualités, talents, compétences), découverte des filières professionnelles et des métiers pour définir ses propres critères, choix du type de métier, définition du projet professionnel et réalisation du plan d’action.

Sensibiliser à l’orientation dès la 3ème, anticiper ses choix ; c’est donner plus de sens à ses études et plus de chances d’atteindre son objectif.

Aurélie Taquilain, adjointe au maire, déléguée à la famille et à la vie associative était présente et a soutenu l’idée d’une suite à donner à la prochaine rentrée scolaire.

La présidente de la PEEP secondaire, Marie Sylvie Flattot-Loskoutoff, était également présente, et nous allons continuer notre collaboration.