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Témoignage : la belle réussite de Djenebou !

Djenebou et Denis, binôme de l'antenne d'Orléans

L’E.S.A a recueilli le témoignage de Djenebou, accompagnée par Denis pendant quatre ans, elle est maintenant titulaire d’un BAC Pro. Un grand bravo à elle pour son sérieux et sa ténacité et merci à Denis pour son investissement bénévole auprès de son élève. 

“Les années que j’ai passées avec l’E S.A se sont terminées par une belle réussite.

En effet, pendant ces 4 ans j’ai pu apprendre, à mon rythme avec Denis qui m’a beaucoup aidée pendant ma scolarité, car j’ai obtenu consécutivement mon brevet, mon BEP et mon Bac Pro « Accompagnement soins et services à la personne ».

Je conseille l’aide de l’E.S.A. aux gens qui ont des difficultés dans leur parcours scolaire car ça va les aider à progresser à leur rythme et c’est enrichissant, notamment pour les personnes d’origine étrangère qui ne parlent pas français chez eux.

Actuellement, je suis en formation d’aide-soignante à l’Institut de formation paramédicale et l’année prochaine, j’envisage de suivre la formation d’auxiliaire de puériculture, sur deux ans. Je peux donc me préparer à faire le métier que j’ai choisi.

Pour finir, je remercie l’E.S.A. pour son aide, son soutien, ses conseils et encouragements, principalement Denis, qui a cru en moi parce que je voulais réussir.

Je ne vais jamais oublier ce parcours car ça été une belle réussite.

Encore merci pour tout.”


Témoignage d’une famille accompagnée à Nantes

enfants accompagnés par l'E.S.A

Ibrahim et Malak sont arrivés en France en avril 2017. Ils ont 4 enfants, dont 3 accompagnés par l’E.S.A : Aïsha (11 ans), Amina (8 ans) et Fatma (7 ans). Toute la famille a témoigné sur la relation qu’ils entretiennent depuis un an avec les bénévoles de l’E.S.A qu’ils ont connue grâce aux travailleurs sociaux de l’association Aurore qui les ont accompagnés à leur arrivée. Malgré quelques difficultés de compréhension, l’entretien s’est fait dans la bonne humeur et en riant beaucoup. Les enfants nous ont beaucoup aidés à nous comprendre, les parents et moi, en traduisant dans les deux langues.

 

Pauline (volontaire civique à l’E.S.A) : Comment cela se passe-t-il avec les bénévoles ?

Ibrahim : ça se passe bien. C’est vraiment bien pour les enfants, ils sont très contents. A la sortie de fin d’année, on a pu jouer tous ensemble, c’était bien.

Fatma : On parle mieux français ! Papa et maman parlent parfois avec la bénévole qui vient à la maison, ça les aide à progresser.

Aïsha : Ma bénévole, elle est très gentille. Elle va doucement avec moi. Elle a apporté un cadeau pour mon anniversaire : un coloriage et parfum. Et sa fille, elle m’a même offert un scoubidou.

action d'ouverture au monde E.S.A

Pauline : Qu’est-ce que vous faites avec les bénévoles ?

Aïsha : Je travaille le français, je fais des coloriages magiques. Regarde, on a travaillé tout ça (elle me montre un cahier).

Amina : les plus, les moins et les fois.

Fatma : Avec mon maître, en maths : les plus et les moins et les coloriages magiques !

 

Après ces quelques questions, le petit frère, Abdullah, est venu me montrer la vidéo de sa grande sœur Aïsha à son spectacle de danse pour la sortie de fin d’année de l’école. C’est une famille très chaleureuse. Un vrai bonheur pour les bénévoles qui accompagnent des enfants qui ont autant envie d’apprendre.

Merci à eux de nous donner autant le sourire ! Merci à Malak pour son thé à la menthe fabuleux et à Ibrahim pour les basboussas (petit gâteau à la noix de coco, spécialité véritablement délicieuse) !

 


L’antenne d’Avignon, un an après son ouverture

Richard Brosseron, co-responsable de l'antenne d'Avignon et Gérard Lefebvre, un bénévole au forum des associations d'Avignon (c) D.R.

Sarah Mougnaud est co-responsable de l’antenne d’Avignon ouverte depuis maintenant un an. Retour sur une belle aventure qui n’a pas a été de tout repos !

E.S.A : Votre parcours en quelques lignes ?

Sarah : J’ai grandi en région parisienne, en Seine-Saint-Denis, puis j’ai fait mes études de chimie à Paris. Je suis descendue dans le sud, à Avignon, pour ma thèse qui s’est déroulée au CEA pendant 3 ans. Mon doctorat en poche, j’ai trouvé du travail au même endroit, dans le secteur du nucléaire, et j’ai eu envie de m’investir dans un projet de solidarité.


Depuis combien de temps connaissez-vous l’E.S.A ?

Pendant ma thèse il y a 3 ans, j’avais eu envie de faire du soutien scolaire bénévole et j’étais tombée à plusieurs reprises sur le site de l’E.S.A, mais qui ne proposait pas de soutien à Avignon.


Comment vous est venu le projet d’ouvrir une antenne à Avignon ?

J’avais initialement envie de m’investir dans du soutien scolaire bénévole pour donner des cours moi-même, mais je ne trouvais pas d’association qui propose cela et qui soit compatible avec mon activité professionnelle. J’ai contacté l’E.S.A pour savoir s’ils n’avaient pas de structure à Avignon. Comme j’avais un peu de temps, et que les valeurs et le principe de fonctionnement de l’E.S.A me plaisaient beaucoup, j’ai proposé au responsable du secteur Grand Sud de créer cette antenne. J’ai mené ce projet avec un ami doctorant, Fabien Pacaud, qui a aujourd’hui quitté l’antenne pour des raisons professionnelles, Richard Brosseron a pris le relais.


Quelles ont été les difficultés rencontrées au début ? Comment y avez-vous fait face ?

N’ayant pas grandi à Avignon, je ne connaissais pas bien les écoles, les collèges, les lycées, le tissu associatif des différents quartiers. J’ai passé un peu de temps à me renseigner. Les relations avec les partenaires se sont tissées au fil de l’année, via les enfants et leur famille notamment. Au départ, mon réseau s’appuyait essentiellement sur les doctorants du CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives), nous avons donc commencé comme cela pour créer l’antenne. Par la suite, nous avons été contactés via France Bénévolat ou le site de l’E.S.A.

L’autre difficulté était de recruter des bénévoles au début de l’antenne sans que celle-ci existe déjà, il fallait expliquer le fonctionnement alors que nous ne l’avions pas encore expérimenté. Mais le soutien de l’antenne de Marseille nous a beaucoup aidés pour nous imprégner des principes de l’E.S.A, et la formation « co-responsable » a également permis de bien intégrer les valeurs et le discours à partager.


Quel bilan faites-vous de cette aventure aujourd’hui ?

Je pense qu’il y avait un réel besoin du point de vue des familles, car beaucoup de centres sont complets et les assistantes sociales me disent que dans certains cas un accompagnement individualisé est vraiment important. Il y avait également une attente côté bénévoles, de gens qui ne trouvaient pas d’association pour s’investir dans du soutien scolaire individuel. Cette première année a été l’occasion de belles rencontres avec les parents, les enfants et les bénévoles, et j’espère pouvoir continuer et répondre au besoin de plus d’enfants l’année prochaine !


Sarah Mougnaud, co-responsable de l'antenne de l'Entraide Scolaire Amicale d'Avignon
Sarah Mougnaud, co-responsable de l’antenne de l’Entraide Scolaire Amicale d’Avignon
(c) D.R.

Si vous deviez donner un conseil à quelqu’un qui souhaite devenir responsable d’antenne quel serait-il ?

Pour animer une antenne, je pense qu’il faut s’appuyer sur un bon réseau ou quelques personnes très motivées afin de ne pas gérer seul toutes les décisions et les actions à faire. Si je n’avais pas eu les quelques doctorants avec qui j’ai commencé l’aventure, cela aurait été très compliqué ! Ensuite, je dirais qu’il faut être sérieux et impliqué, mais ne pas se laisser déborder par la pression que l’on se met soi-même : quand j’avais l’impression que ça m’arrivait, je prenais du recul et me disais que même si à la fin de l’année nous n’avions aidé que quelques enfants, ça en valait déjà la peine ! On ne pourra jamais répondre aux demandes de toutes les familles mais ce que l’on fait est important et visiblement apprécié. Enfin, l’appui des responsables de l’antenne de Marseille a été essentiel, ils étaient très disponibles pour répondre à nos interrogations : il ne faut pas hésiter à se servir du réseau de l’E.S.A et de l’expérience de ses responsables quand on commence !


Haï et Mehdi : l’éducation peut changer une vie

Depuis le mois de septembre, Haï accompagne Mehdi, élève de 3e au collège du Village à Trappes. Depuis la 5e,, Mehdi « ne comprend rien aux cours de maths ». Un problème quand on veut comme lui se diriger vers une filière « systèmes numériques ».

 

« J’ai dit à mon père que j’avais des difficultés, explique l’adolescent. Il a parlé avec le principal et Haï est arrivé ».

 

Durant cette année scolaire, Mehdi a fait des progrès remarquables en maths. Sa première note était un 3,5/20… sa plus récente est un 8,5/10 ! Ce qui lui a valu les encouragements au conseil de classe. Tout n’est pas gagné pour autant, mais avec une moyenne générale de 7,5/20, le collégien de Trappes a bien remonté la pente.

Peu à peu, la confiance s’est installée. « Comprendre, mémoriser, appliquer » tels sont les principes que Haï met en œuvre. Lui qui a quitté le Vietnam en guerre grâce à ses bons résultats scolaires le répète : « avec l’éducation, on peut changer sa vie. » Son système de soutien scolaire très structuré fonctionne avec des fiches « leçon » qui sont vues en séance et à partir desquelles Mehdi rédige sa propre fiche ; des fiches « exercices » pour appliquer la leçon et des fiches « corrigés ». Avec l’E.S.A, Haï a découvert le bonheur de transmettre. Une façon peut-être de rendre hommage à son père qui était instituteur au Vietnam. 

Mehdi a finalement eu son brevet !

« Les maths, c’était vraiment difficile, raconte-t-il. Je n’ai fait que 3 exercices sur 8. La SVT était aussi difficile. En français et histoire j’ai répondu à toutes les questions. En technologie ça allait… J’ai été accepté en seconde en accueil et commerce. Pour systèmes numériques il n’y a plus de place. Peut-être l’année prochaine… »

On le souhaite de tout cœur pour ce jeune en pleine progression.


“L’E.S.A c’est la rencontre avec un groupe de personnes généreuses”

Concert du Choeur Aurelianum

Bénévole à l’antenne d’Orléans et présidente du Chœur Aurelianum, Marie-Gabrielle Goix a décidé d’allier son engagement associatif et sa passion pour la musique en organisant une découverte des œuvres de Mozart jeune pour les enfants de l’E.S.A.

Rencontre avec l’une de ces bénévoles passionnées qui font le dynamisme de l’Entraide Scolaire Amicale.

Pouvez-vous vous présenter et nous décrire votre engagement auprès de l’E.S.A ?

Marie-Gabrielle, bénévole à l'E.S.A
Marie-Gabrielle, bénévole à l’E.S.A et Présidente du Chœur Aurelianum
(c) DR

Marie-Gabrielle : Je suis une professeure de mathématiques en retraite. Jusqu’en 2004, j’enseignais en lycée et participais (en tant que formateur) à des formations initiales et continues. J’étais très impliquée professionnellement et, à la retraite, j’ai voulu utiliser mon savoir-faire… L’E.S.A m’a permis de me sentir utile ! J’aide tous les ans un ou deux élèves de lycée.

Comment avez-vous connu l’E.S.A et qu’est-ce qui vous a incité à devenir bénévole ?

J’ai connu l’E.S.A par une amie qui s’y était investie. J’ai eu envie d’y devenir bénévole pour entretenir ce que je savais faire, par passion pour l’enseignement et la transmission. Le besoin de “servir à quelque chose”, l’envie de redonner confiance à un jeune qui se décourage.

Comment décririez-vous l’E.S.A ?

Pour moi, c’est le moyen de trouver quelqu’un à qui je peux apporter une aide : ce quelqu’un, je ne saurais pas le repérer toute seule ! C’est la rencontre avec un groupe de personnes généreuses et la découverte de belles histoires.

Pouvez-vous nous parler du projet mis en place avec le chœur Aurelianum ?

Au départ, il y a le chœur Aurelianum dont je suis présidente, et son chef Mr Ludmil Raytchev. Celui-ci est pianiste et compositeur, professeur au Conservatoire d’Olivet et à l’Ecole Européenne de Luxembourg, connu sur Orléans pour organiser au château de La Fontaine (Olivet) de merveilleux concerts et une master-class en juillet chaque année.
Toujours en recherche d’œuvres méconnues, il a récemment découvert des œuvres écrites par Mozart dans sa prime jeunesse, très rarement interprétées. 
Très vite, avec ces œuvres, il imagine un concert qui implique le chœur (32 choristes), 2 solistes et jusqu’à 9 instruments : l’orgue, un trombone, 2 trompettes, un violoncelle, 2 violons, des timbales et un clavecin.
Mais surtout, Ludmil Raytchev a le désir de faire découvrir le génie du jeune Mozart à des jeunes d’aujourd’hui qui n’ont pas accès à la musique classique. Je lui ai alors parlé de l’E.S.A.
Pour ce concert, le Rotary Club Orléans, qui mène des actions en faveur de la réussite scolaire et éducative, nous offre son appui. Et l’une des associations qu’il soutient est justement l’Entraide Scolaire Amicale. Ainsi est né le projet, pour en savoir plus, vous pouvez consulter l’article publié sur le sujet en cliquant sur ce lien.

Quels retours avez-vous eu des familles et des bénévoles suite à cette initiative ?

Les bénévoles de l’E.S.A présents le 14 avril étaient, je crois, très heureux. Notre chef a su utiliser des mots simples pour expliquer Mozart aux enfants et il les a impressionnés par son exigence. C’était une illustration de la notion d’effort à faire pour s’améliorer, en plus de la découverte d’une musique inconnue.

Quels sont les projets à venir ?

Les projets du chœur ? pour 2019, une rencontre musicale avec un orchestre norvégien (œuvres de Mendelssohn), pour 2020 un concert Gounod avec orgue… La musique classique nous offre tant de possibilités et notre chef est tellement passionné que nous ne manquons pas de projets !

Pour ce qui concerne l’E.S.A, j’espère continuer encore la belle mission qu’elle nous offre… grâce au travail considérable effectué par Nicole, Janine et Brigitte (les responsables d’antenne de la région).