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Témoignage de Pierre “Ce type de bénévolat permet de sortir un peu de ce cocon”

Qu’est ce qui t’a poussé à devenir bénévole pour l’association Entraide Scolaire Amicale ?
Ma première raison est un désir de se rendre utile vis-à-vis de la société. Mon métier ne m’apporte pas assez sur le plan humain et j’ai voulu remédier à ça par cet engagement. Avant d’intégrer l’E.S.A, j’avais déjà été bénévole dans une association de soutien scolaire à proximité de mon ancien logement. L’expérience m’avait plu et j’ai décidé de reprendre cette activité après mon déménagement sur Avignon. Ce temps donné, au départ de manière complètement désintéressée, est finalement très enrichissant. Mon métier m’enfermait avec des gens qui ont le même parcours scolaire, les mêmes centres d’intérêt… Ce type de bénévolat permet de sortir un peu de ce cocon et d’évoluer à côté de personnes qu’on n’aurait pas forcément rencontrées dans notre vie de tous les jours.


Comment se passe le soutien  avec Salim ? 
Très bien. Salim est sérieux et à l’écoute. Il a déjà fait beaucoup de progrès dans les matières vues ensemble. L’E.S.A offre la possibilité de donner les cours chez l’élève en présence des parents, ce qui permet d’avoir un bon suivi de leur part.

Quels sont les points forts et les difficultés rencontrés lors de ton soutien?
Pour les points forts, j’ai un profil plutôt scientifique donc les révisions des matières comme les maths ou la physique-chimie sont plus simples à faire que pour le français ou l’histoire-géo où j’ai plus de lacunes.
 
Qu’est ce que tu donnerais comme conseil à un ou une bénévole qui débute ?
Je ne pense pas qu’il y ait de conseil général à donner, toutes les familles et élèves sont différents. Alors peut-être mon seul conseil serait de s’adapter continuellement à la personne qu’on veut aider.  

Partenariat HEC Alumni – E.S.A, un binôme qui fonctionne !

HEC Alumni et l’E.S.A, c’est une histoire qui dure ! Depuis plusieurs années, d’anciens élèves d’HEC accompagnent bénévolement des enfants de l’E.S.A, un partenariat gagnant-gagnant comme le montrent les témoignages ci-dessous. 
 

Témoignage de Capucine, bénévole à Paris :

 

Capucine, bénévole à l'E.S.A  (c)DR
Capucine, bénévole à l’E.S.A et ancienne d’HEC
(c)DR

“Comment accrocher l’attention d’une ado de 13 ans tout en essayant d’éveiller son intérêt pour ses cours de mathématiques ?
Il m’arrive de me sentir désemparée voire assez découragée, des émotions qu’elle-même a sans doute déjà connues devant un cours d’histoire pour elle complètement abstrait ou un exercice de mathématiques a priori hors de portée. Mais si je suis là c’est aussi pour voir son visage s’illuminer lorsqu’elle comprend une notion qui lui échappait, et plus généralement pour lui donner envie de développer en elle les ressources pour devenir autonome. J’ai également eu la joie de l’accompagner avec sa maman pour récupérer son bulletin de notes à l’école et d’apprendre par ses professeurs que ses résultats et surtout son désir d’apprendre étaient en progression, ou encore le plaisir d’entendre ses parents me parler de sa motivation grandissante en allant à l’école chaque matin.
Ce que j’apprécie beaucoup dans le cadre offert par l’E.S.A, c’est la grande liberté que permet l’association dans l’approche choisie et dans le contenu de chaque séance, qui dans mon cas est toujours différent. Cette liberté permet de s’adapter au mieux aux besoins de l’enfant accompagné, à ses envies mais aussi à celles du bénévole, et ainsi en faire pour l’enfant un plaisir et une source de motivation plutôt qu’une corvée ou l’occasion de faire faire ses devoirs par quelqu’un d’autre.
Pour autant, on n’est pas laissé à soi-même si l’on est en demande de conseils ou d’idées : j’ai ainsi eu la chance d’avoir accès librement à des formations passionnantes, notamment sur la gestion du stress dans le processus d’apprentissage.
La plus belle récompense aura été d’entendre Zaïnabe et sa petite sœur rire aux éclats et les sentir émues devant la pièce de théâtre que j’avais souhaité leur faire découvrir.”

 

Témoignage d’Octave, bénévole à Paris

“Je suis engagé avec l’E.S.A depuis près d’un an après une campagne lancée avec HEC Alumni. Cela faisait longtemps que je cherchais une forme de volontariat et pour moi le soutien scolaire semblait la forme la plus évidente d’avoir un impact utile. Cette année, j’accompagne Youma qui est en première STMG. On a beaucoup travaillé les maths et la Gestion et elle a obtenu les félicitations ! Maintenant que l’année scolaire se termine, nous embrayons sur un tout autre sujet : l’orientation post-bac »

 

Témoignage Patrick, responsable d’antenne Paris 8e

Patrick, bénévole à l'E.S.A et ancien d'HEC  (c) D.R
Patrick, bénévole à l’E.S.A et ancien d’HEC
(c) D.R

«  Sollicité par HEC Alumni, j’ai rejoint l’E.S.A comme coresponsable d’antenne. Il s’agit d’aider les enfants de familles défavorisées en difficulté scolaire à se remettre à niveau. Considérant que cette cause est l’une des plus cruciales pour l’avenir de la jeunesse de notre pays, j’ai adhéré sans hésiter à l’E.S.A. 
En tant que responsable d’antenne, je sélectionne les enfants qui seront aidés et recrute les bénévoles qui les accompagnent. »

Témoignage de Laurence, bénévole Levallois-Clichy et responsable du mécénat

 

Laurence, bénévole à l'E.S.A et ancienne d'HEC (c) D.R
Laurence, bénévole à l’E.S.A et ancienne d’HEC
(c) D.R

« A la recherche d’un engagement bénévole dans le domaine de l’éducation, j’ai rejoint l’E.S.A et j’accompagne un enfant qui, en CE1, était en rupture totale avec le système scolaire. Aujourd’hui en CM1, grâce à nos séances hebdomadaires, il a découvert le plaisir d’apprendre et surtout de réussir. Se sentir aussi utile est vraiment gratifiant ! En parallèle, en tant que responsable Mécénat de l’association, je développe les financements pour que nous puissions apporter un accompagnement de qualité aux 4 100 enfants que nous aidons. Il est important pour moi de donner à ces enfants et à ces jeunes la chance de réussir à laquelle ils ont droit ! »


“Avec l’E.S.A, les maths… j’adore !” Témoignage de Saliha, accompagnée par Gérard

Saliha et Gérard (c) DR

Saliha avait juste besoin de reprendre confiance pour réussir. Grâce à l’aide de Gérard, elle a su se dépasser pour atteindre un excellent niveau en mathématiques. Bravo à elle et tous nos vœux de réussite !

 

 

 

“Lorsque Gérard a commencé l’accompagnement, j’étais en seconde générale et j’avais un niveau fragile en mathématiques et très peu confiance en moi.

Avec le temps, un bon climat s’est instauré entre nous et j’ai pu petit à petit reprendre confiance.

J’ai rejoint en première une section STMG. J’ai pu récolter le fruit de notre travail car j’ai vu mon niveau progresser d’une manière fulgurante en passant de 8 de moyenne en maths à 16-17. En terminale, Gérard m’a entraînée à passer des épreuves chronométrées et à parfaire la rédaction des exercices.

J’ai passé mon bac, et…. j’ai eu 20 en maths et une mention Bien.

Je poursuis mes études en IUT et j’aimerai plus tard être enseignante.

Grâce à l’E.S.A, j’ai pu reprendre confiance en moi et m’ouvrir à la culture en participant aux sorties que l’antenne de Paris 18ème a organisées.”


Atelier Parentalité : L’E.S.A organise des ateliers de paroles sur-mesure pour les parents des enfants accompagnés

En plus du soutien scolaire hebdomadaire réalisé auprès de plus de 4 100 enfants et adolescents, l’E.S.A souhaite développer encore plus en 2019, des Ateliers Parentalité, moments de partage avec et pour les parents. Ces temps collectifs (café des parents, ciné-débats, conférences…) permettent aux parents d’échanger entre eux sur leurs préoccupations.

C’est dans ce cadre que l’antenne de Paris 12e a organisé une rencontre avec Michaël Ayoun, formateur aux nouvelles pratiques numériques et responsable de secteur au service Formation de l’Ecole des Parents et des Educateurs d’Ile de France (EPE-IDE).

 

Atelier Parentalité : Comprendre et trouver des solutions simples

Au cours du tour de table, les parents présents ont fait part de leurs inquiétudes concernant l’usage important des écrans par leurs enfants, la fatigue qui peut en résulter et le risque d’addiction. Tous ont affirmé leur volonté d’imposer des limites et un cadre mais quelques-uns ont aussi reconnu leur impuissance face aux difficultés à se faire entendre.

 

Les échanges avec l’intervenant et entre les parents eux-mêmes ont permis de mieux comprendre le comportement des enfants, de relativiser et de sans doute dédramatiser certaines situations parents-adolescents.
A l’issue de cette rencontre, les parents semblent avoir été rassurés quant à leurs craintes. Ils ont été confortés dans les efforts qu’ils font pour instaurer un cadre et disposent de nouvelles pistes pour limiter l’utilisation des écrans. Ils ont aussi évoqué l’effet bénéfique de la présence du bénévole, un adulte neutre extérieur à la famille, dont la parole est, peut-être, davantage écoutée par le jeune.

D’autres projets d’Atelier Parentalité auront lieu en 2019. Plusieurs antennes et bénévoles ont prévu d’organiser ce type de rencontre qui apporte un vrai plus à tous : familles et bénévoles.

Aperçu du contenu des échanges entre les parents et l’intervenant 

Est-ce que l’abus d’écrans génère une dépendance ?

Si un enfant ou adolescent passe 100 % de son temps sur les écrans et délaisse complètement les autres activités : autres jeux, lecture, sport, sorties avec les amis, et si les résultats scolaires baissent, etc., il est temps de réagir.
Dans ce cas, le jeu ou la communication via les réseaux sociaux ne sont plus un plaisir mais deviennent une obligation. Néanmoins, l’addiction n’existe quasiment pas chez l’enfant car le plaisir reste présent, mais il a besoin des adultes pour fixer un cadre. 

Quels impacts l’abus d’écrans peut-il avoir sur la santé et le comportement d’un enfant ?

L’Académie de médecine de pédiatrie (AAP) rappelle que le temps passé sur les écrans par les enfants limite de fait les autres activités telles que jouer, étudier, discuter ou dormir. Autant d’activités qui participent à la construction physique et mentale des plus jeunes.
On note aussi une augmentation des troubles du sommeil chez ceux qui dorment avec leurs téléphones : même faible, la luminosité émise par les smartphones trouble l’horloge biologique et altère la qualité du sommeil.
Des centaines d’études montrent que l’abus des écrans affecte négativement les résultats scolaires, le langage, la concentration, le goût de l’effort, etc.


Que faire pour limiter le temps passé sur les écrans ?

Les écrans, qu’il s’agisse des téléphones, de la télévision, des ordinateurs ou des tablettes sont omniprésents dans les familles. Ils peuvent être des outils formidables, si chacun en maîtrise les règles et en fait un usage adapté selon l’âge.
Pour les parents, tout l’enjeu est d’accompagner cet usage pour que l’enfant apprenne progressivement à en exploiter les potentialités. C’est en effet dès la petite enfance que les parents peuvent instaurer des règles claires vis-à-vis des écrans, en prévoyant des temps sans écran dans la journée.

A quel âge faut-il laisser une tablette, un smartphone, etc. à un enfant ?

Il s’agit de mieux comprendre l’impact des écrans au cours de la vie de l’enfant. En effet, au fur et à mesure qu’il grandit, et s’il est accompagné dans ses découvertes, il sera de plus en plus outillé pour faire face aux contenus Internet.

En savoir plus : Association Apprivoiser les écrans 

Comment aider l’enfant à se servir utilement d’internet ?

Internet est un outil désormais incontournable pour les ados lorsqu’il s’agit de faire des recherches. Il est très utile pour étendre ses connaissances et compléter les programmes scolaires. Même en classe, l’utilisation des nouvelles technologies est de plus en plus courante. Sur Internet, il existe des espaces de travail réalisés par des professionnels de l’enseignement qui permettent aux élèves d’accéder à des informations répertoriées selon les matières et les niveaux.

Pour aller plus loin : Mission gouvernementale Mildeca

Pour nos bénévoles : un article plus détaillé « Du bon usage des écrans pour les enfants » est consultable dans votre espace Bénévole.


12 ans de partenariat pour l’E.S.A et la ville de Brunoy

Agréée association éducative complémentaire de l’enseignement public, l’Entraide Scolaire Amicale a à cœur de travailler dans une logique de collaboration avec les institutions et les acteurs socio-éducatifs. C’est le cas notamment avec la ville de Brunoy où un partenariat a été mis en place entre l’E.S.A et le Programme de Réussite Éducative.

 

 

“À ce jour, la Ville de Brunoy, et plus précisément le service de la Politique de la Ville, a su tisser un réel partenariat avec des associations présentes sur le territoire.

C’est ainsi que depuis 2007, un partenariat a été mis en place entre l’association Entraide Scolaire Amicale et le Programme de la Réussite Éducative (PRE). En effet, dix-huit jeunes du dispositif bénéficient d’un accompagnement individuel à domicile tout au long de la période scolaire afin de les aider dans leur scolarité et de les amener vers leur choix d’orientation.

Cette collaboration entre dans sa douzième année consécutive. L’association est donc un partenaire privilégié du dispositif PRE.

En effet, celui-ci répond totalement aux attentes du dispositif à savoir aider des enfants défavorisés, en difficultés scolaires, de manière individualisée en aidant l’enfant à s’épanouir dans son travail. Pour l’association comme pour le dispositif PRE, la famille est importante et doit faire partie intégrante, du travail mis en place autour de l’enfant.

Grâce aux suivis individuels des jeunes et aux retours des partenaires lors des réunions d’Équipe Pluridisciplinaires de Soutien, l’équipe du Programme de la Réussite Éducative connaît la richesse et les bénéfices que les jeunes peuvent tirer de cet accompagnement. C’est pour cela qu’elle réitère son engagement mutuel depuis maintenant plus de douze ans.”

Madame Goutier, coordinatrice à la Réussite Éducative de Brunoy